Au moins 144 réfugiés et migrants sont morts ou portés disparus en mer après plusieurs naufrages survenus la semaine dernière au large de la Mauritanie, a indiqué mardi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Pour l’agence onusienne, ces drames illustrent une nouvelle fois « le coût humain de ces routes migratoires périlleuses » entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe.
L’espoir de rejoindre l’Espagne et l’Europe
L’une des embarcations a été secourue le 18 juillet après avoir dérivé pendant près de vingt-cinq jours sur l’océan Atlantique.
Partie de Bufalo, en Gambie, dans l’espoir de rejoindre l’Espagne, elle transportait 181 personnes. « 143 passagers de cette embarcation sont morts ou portés disparus et seulement 38 ont survécu », a déclaré à Genève un porte-parole du HCR, Matthew Saltmarsh. Il a ajouté qu’un autre décès « a été signalé parmi les passagers d’une embarcation débarquée le 14 juillet ».
Pour le HCR, ces tragédies rappellent que « la route atlantique reliant l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries demeure l’un des corridors migratoires mixtes les plus meurtriers au monde », malgré les efforts des autorités côtières et des partenaires humanitaires pour sauver des vies.
Depuis le début de l’année, plus de 40.000 personnes sont arrivées en Europe par les principales routes maritimes, contre 65.407 au cours du premier semestre 2025. Le HCR et ses partenaires alertent toutefois sur la poursuite des décès et des disparitions en mer à un rythme alarmant, de nombreux naufrages se produisant loin des regards et entraînant souvent la disparition de bateaux entiers.




