Des dizaines de milliers de personnes attendues à la manifestation du 5 novembre à Toulouse qui réunira l’intersyndicale unanime, les lycéens et étudiants en lutte ainsi que les Gilets Jaunes
Dans la continuité des précédentes journées de mobilisation contre la vie chère, un mouvement de manifestation est annoncé à l’échelle nationale le jeudi 5 novembre 2026.
Dans le département de la Haute-Garonne, une manifestation a été déclarée en préfecture le 26 octobre par les organisations syndicales, réunies en intersyndicale. Toutefois note t on dans l’entourage du préfet, »comme cela a été constaté ces dernières semaines, notamment lors des débordements des 17, 24 et 31 octobre, le parcours déclaré, allant de Saint-Cyprien à Jean Jaurès, ne permet pas, dans le contexte actuel de fortes tensions, de garantir que la liberté de manifester puisse être conciliée avec la sécurité des manifestants ainsi que la protection des personnes et des biens autour de l’itinéraire envisagé ».
Nous refusons cette logique qui consiste à éloigner les mobilisations sociales du cœur de la cité Intersyndicale CGT, FO , CFDT, CFE CGC, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC
Ainsi, soulignent les autorités « afin de concilier la liberté de manifester et les autres libertés fondamentales », le préfet a décidé, par arrêté préfectoral, d’interdire le parcours déclaré mais de permettre cependant à la manifestation de se tenir, sur un parcours alternatif présentant toutes les garanties nécessaires, qui sera donc autorisé ce jeudi 5 novembre à compter de 14 heures.
Cet itinéraire, au départ prévu à 14 heures aux Arènes, passera par le boulevard Déodat de Séverac, l’avenue de Muret, les allées Charles de Fitte et Étienne Billières, avant de retrouver le secteur des Arènes pour la dispersion.
Parlementaires et syndicats Unis opposés à ce parcours qui exclut le centre de Toulouse
Dans plusieurs courriers adressés à la préfecture plusieurs parlementaires et l’intersyndicale Unie CGT, FO , CFDT, CFE CGC, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC ont dénoncé ce choix. Ils avaient proposé un itinéraire Saint Cyprien allées Jean Jaurès. Le refus de la préfecture a été vivement dénoncé, l’intersyndicale rappelant que « Nous ne pouvons accepter que la sécurisation du centre -ville devienne un argument pour restreindre
durablement les possibilités de manifestation et éloigner les expressions revendicatives des lieux de vie et de passage de la population ».


