Ce mardi 6 octobre, à l’Assemblée nationale, plusieurs députés ont présenté une une proposition de loi constitutionnelle visant à mieux protéger, promouvoir et garantir l’usage des langues régionales dans notre République. Il s’agit pour eux de « donner enfin une protection constitutionnelle à notre patrimoine vivant ».
Ces langues régionales racontent « une histoire, une culture, une manière d’habiter de vivre et d’être au monde. Elles portent la mémoire de celles et ceux qui ont façonné les territoires et participent de leur identité sociale et culturelle soulignent les signataires de ce texte.
Un projet de loi constitutionnel trans partisan
La proposition entend d’abord lever l’ambiguïté juridique qui entoure aujourd’hui la
place des langues régionales dans notre Constitution. Elle prévoit de compléter l’article 2 afin de préciser que « la langue de la République est le français, dans le respect de l’usage, de la promotion et de la protection des langues régionales ».
Cette volonté de mieux protéger les langues régionales répond également à une attente
largement partagée. Selon un sondage Ifop publié l’an dernier, 77 % des Français se déclarent favorables à leur reconnaissance officielle. Déjà cosignée par 80 députés issus de neuf groupes parlementaires, cette proposition de loi constitutionnelle témoigne d’une volonté trans partisane de faire évoluer le cadre constitutionnel. Elle pourrait désormais être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale afin d’ouvrir le débat sur la place et l’avenir des langues régionales dans notre République.


