Ce mardi 6 octobre, des manifestations de lycéens en colère contre leurs conditions de travail sont organisées dans toute la France. Y compris, évidemment, à Toulouse et dans les villes préfectures de la région. Les lycéens protestent contre des classes surchargées, des emplois du temps parfois aberrants, des profs absents rarement remplacés ou un système parcoursup particulièrement stressant.
Ce mardi 6 octobre, les syndicats étudiants ont annoncé participer aux manifestations des lycéens. Des syndicats d’enseignants ou de membres de l’éducation nationale vont également se joindre aux mobilisation. La fédération des Parents d’Elèves FCPE appelle aussi à la mobilisation, y compris pour assurer la sécurité des cortèges.
Un mardi de manifestations à haut risque pour le gouvernement Lecornu
Ponctué de nombreuses violences, de la part de lycéens, de casseurs mais aussi de forces de l’ordre, cette journée du mardi 6 octobre s’annonce à haut risque pour un gouvernement Lecornu qui a d’abord décidé de répondre au mouvement lycéens par la force avant de recevoir les doléances des lycéens.
A haut risque également parce qu’elle intervient au lendemain de l’annonce d’un manifestant lycéen qui a perdu sa main avec une grenade lancée par les forces de l’ordre. La semaine dernières, plusieurs médias avaient déjà fait état de sévères blessures aux yeux, à la face ou aux dents. Et de centaines d’arrestations. Des policiers, des gendarmes, ont fait l’objet de violences, avec plusieurs blessés et des sapeurs pompiers ont été caillassés.
Pour tenter d’éviter les dérapages, les autorités, rectorat et préfecture ont annoncé lundi soir la fermeture de tous les lycées publics et privés de l’agglomération toulousaine. Certains collèges sont également concernés par cette fermeture administrative inédite ces dernières décennies. Dans l’ancienne région Midi Pyrénées, de nombreux lycées sont également fermés, en Ariège, dans le Gers ou le Tarn et Garonne.


