Alors que les négociations diplomatiques se multiplient concernant la République démocratique du Congo, les combats se poursuivent dans l’Est, où le M23 conserve de vastes territoires et où d’autres groupes armés continuent de s’en prendre aux civils. À cette guerre désormais chronique s’ajoute la plus grave épidémie d’Ebola jamais enregistrée dans le pays.
Sur le papier, rarement autant de voies diplomatiques auront été ouvertes simultanément pour tenter de sortir l’est de la République démocratique du Congo (RDC) de la guerre. Washington, Doha, Union africaine : depuis plus d’un an, accords, feuilles de route et mécanismes de vérification se succèdent. Sur le terrain, pourtant, la paix reste un vœu pieux.
Drones et armes lourdes
Mais ces avancées diplomatiques n’ont pas encore modifié le rapport de force militaire. Soutenu par le Rwanda, selon l’ONU et plusieurs gouvernements occidentaux, l’AFC/M23 conserve le contrôle de larges pans des deux provinces. Au Nord-Kivu, les combats avec l’armée congolaise et ses alliés se concentrent notamment à Masisi et Walikale, avec un recours persistant aux armes lourdes et aux drones. Au Sud-Kivu, les affrontements se poursuivent dans les hauts plateaux de Mwenga, Fizi et Uvira, provoquant de nouveaux déplacements et entravant l’acheminement de l’aide.


