Chaque année en France moins de 1 800 cancers d’origine professionnelle sont reconnus par la Sécurité sociale, alors qu’ils sont estimés à plusieurs dizaines de milliers. Seulement 4 % de ces reconnaissances concernent des femmes. Cette sous-reconnaissance prive les malades concernés de leur droit à la réparation, fragilise le système français de protection sociale et freine la prévention.
Le dispositif d’enquête « Giscop(e) », mis en place par des scientifiques du CNRS, de l’Université Sorbonne Paris-Nord et d’Avignon Université, propose une méthodologie pour identifier et caractériser les expositions professionnelles aux cancérogènes de chaque malade. Déployé en Seine-Saint-Denis depuis 2002, et dans le Vaucluse depuis 2017, ce projet s’appuie sur l’action d’équipes pluriprofessionnelles (médecins, sociologues, assistants sociaux…).


