A l’occasion de la journée mondiale du don de moelle osseuse le 19 septembre prochain, l’Agence de la biomédecine lance un appel afin de recruter de nouveaux donneurs volontaires, notamment parmi les personnes métissées. Toutes les origines sont recherchées : afro-descendantes, maghrébines, asiatiques mais aussi européennes, hispaniques, océaniques…
En France, des milliers de personnes, adultes comme enfants, sont atteintes de maladies graves du sang chaque année (leucémie, lymphome, myélome, drépanocytose, aplasie médullaire). Pour beaucoup, la greffe de moelle osseuse représente la seule chance de guérison. Mais trouver un donneur compatible à chaque malade reste aujourd’hui un véritable défi, en particulier pour les patients issus de la diversité souligne l’Agence de Biomédecine.
Comment donne-t-on sa moelle osseuse ?
Dans 80 % des cas, le don se fait par prélèvement sanguin : équivalent à un don de plaquettes, il dure entre 3 et 4 heures et le donneur peut parfaitement s’occuper en regardant une série, écouter de la musique, lire un livre. L’autre moyen de prélèvement se fait directement dans les os du bassin, sous anesthésie. Aucun risque de paralysie dans les 2 cas. Le délai médian entre l’inscription et le don est de 4 ans, certains donneurs ne seront jamais appelés car jamais identifiés comme compatibles avec un patient.
Pourquoi recherche-t-on des hommes en priorité ? Ceci s’explique par des facteurs immunologiques : les anticorps développés naturellement par les femmes lors d’une grossesse (même si elle n’est pas menée à terme) complexifient les suites de la greffe pour le receveur. Les hommes étant dépourvus de ces anticorps, leurs cellules favorisent les chances de réussite de la greffe. Les femmes peuvent également être donneuses bien sûr. Mais compte-tenu de ces facteurs immunologiques, les profils préférés sont des femmes jeunes.
Quelles conditions pour devenir donneur ?
· Être en parfaite santé
· Être âgé de 18 à 35 ans
· Se rendre sur www.dondemoelleosseuse.fr pour répondre à un questionnaire médical et effectuer un prélèvement biologique (échantillon salivaire ou prise de sang lors de l’inscription définitive) qui déterminera la carte d’identité biologique du futur donneur.


