Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit mercredi « gravement préoccupé » par les nouvelles sanctions annoncées par les États-Unis contre la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, et un haut responsable du Bureau du Procureur, Abdoulaye Seye.
« L’ONU considère la CPI comme un pilier essentiel de la justice pénale internationale », a déclaré le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien à New York, tout en rappelant que les deux institutions sont « séparées » et disposent de mandats distincts.
Dans un communiqué publié mercredi, la CPI a pour sa part dénoncé une « attaque flagrante » contre l’indépendance d’une institution judiciaire impartiale.
Les sanctions américaines portent désormais à neuf le nombre de juges de la Cour visés par Washington. Les deux procureurs adjoints, l’ancien Procureur et un membre du personnel ont également été sanctionnés, selon la CPI.


