L’ONU a appelé lundi à une désescalade immédiate au Moyen-Orient, alors que la reprise des hostilités et l’intensification des frappes entre les États-Unis et l’Iran font craindre une aggravation de la crise dans toute la région.
Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a exprimé la profonde préoccupation de l’Organisation face à la nouvelle escalade et rappelé l’obligation de protéger les civils et les infrastructures essentielles.
« Une désescalade immédiate est indispensable. Rappelons qu’en tout conflit, la protection des civils et des biens de caractère civil est cruciale. Les infrastructures vitales dont dépend la survie des civils, notamment les hôpitaux et les installations d’approvisionnement en eau, doivent être épargnées. Toutes les parties doivent respecter leurs obligations au titre du droit international humanitaire, y compris les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution », a déclaré M. Dujarric lors de son point de presse quotidien.
Le porte-parole s’est également dit « très préoccupé » par les informations faisant état de nouvelles menaces proférées par les Houthis au Yémen à l’encontre de l’Arabie saoudite et de la liberté de navigation en mer Rouge, ainsi que par le risque d’une escalade régionale encore plus large.
Les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs États voisins : Qatar, Koweit ou Bahreïn
« Nous appelons à une désescalade immédiate. Nous exhortons toutes les parties à régler leurs différends par le dialogue et la diplomatie », a-t-il déclaré. « Nous réaffirmons que la résolution 2722 (2024) du Conseil de sécurité, ainsi que les résolutions ultérieures relatives aux attaques houthies contre des navires marchands et commerciaux, doivent être pleinement respectées ».




