
La lenteur de la justice transitionnelle et l’absence d’une stratégie visant à poursuivre les responsables des crimes commis par le passé au Sri Lanka risquent de faire échouer le retour vers la paix, la réconciliation et la stabilité, selon un rapport publié vendredi par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).
26 ans de guerre
Le rapport souligne qu’il y a eu des progrès positifs en matière de droits de l’homme et de réforme constitutionnelle mais que les structures mises en place et les mesures prises ne sont pas suffisantes pour assurer des progrès réels.
En mai 2009, après 26 ans de conflit, l’armée sri lankaise a vaincu l’insurrection des Tigres tamouls qui cherchaient à créer un Etat tamoul indépendant dans le nord et l’est du Sri Lanka.
état Tamoul indépendant
Le rapport, mandaté par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour évaluer les progrès accomplis après les violations graves commises au Sri Lanka entre 2002 et 2011, salue l’engagement constructif du gouvernement sri lankais avec les organismes des droits de l’homme des Nations Unies. Il reconnaît également certaines avancées en matière de réformes constitutionnelles, sur des questions cruciales telles que la restitution des terres et des gestes symboliques vers la réconciliation, ainsi que des réformes juridiques et le projet d’un Bureau des personnes disparues.
Toutefois, le rapport note que les structures mises en place et les mesures prises jusqu’à présent sont insuffisantes, manquent de coordination et d’un sentiment d’urgence. Il note également une réticence à aborder des questions difficiles en matière de responsabilité ou à articuler clairement une position unique pour l’ensemble du gouvernement.