
Le préfet de police et le procureur de la République ont donné une conférence de presse commune ce mardi. Ils ont évoqué l’application de l’état d’urgence dans le département et fait état d’un nombre croissant de personnes suivies pour radicalisation.
[su_dropcap style= »flat » size= »5″]2[/su_dropcap]00 suspects suivis pour radicalisation dans le seul département de la Haute Garonne : c’est la statistique du jour présentée par le préfet Pascal Mailhos mardi matin. Un nombre en forte évolution à en croire ce qui avait été jusqu’à présent évoqué à Toulouse et dans l’ensemble de la région Midi Pyrénées. Ces suspects, radicalisés ou en voie de radicalisation n’étaient évalué qu’à 65 en Haute Garonne dans un très sérieux article publié par le quotidien Le Monde voilà tout juste un an.
30 mineurs
De nouvelles menaces dans la ville qui a vécu les attentats de Mohamed Merah au mois de mars 2013 ? Trente mineurs apprenti djihadistes ont fait l’objet d’enquêtes et d’un suivi spécifique du juge des enfants ont indiqué le préfet et le procureur de la République. La plupart étaient suspectés de vouloir partir en Syrie.
Enfin les représentants du ministère de la justice et du ministère de l’intérieur ont présenté un bilan de l’état d’urgence décrété dans la nuit du 13 novembre et prolongé par le Parlement en décembre. Dans le département de la Haute Garonne, 49 perquisitions administratives ont été diligentées. Elles ont entraîné 6 assignations à résidence et abouti 12 gardes à vues. Par ailleurs, ont précisé les deux autorités, plusieurs armes à feu ont été saisies à l’occasion de ces perquisitions menées sur demande non d’un magistrat indépendant mais du préfet.




