Ce lundi, vingt-deux personnes comparaissent au tribunal de Paris dans le cadre du procès du clan « Hamidovic ». Le réseau, démantelé en 2010, forçait des jeunes mineures à voler dans le métro parisien. A la barre, Féhim Hamidovic est considéré comme le chef du réseau.
Originaires de Bosnie-Herzégovine, les jeunes filles étaient âgées de 12 à 16 ans et formées pour faire les poches des voyageurs parisiens. « Elles devaient ramener entre 200 et 300 euros par jour, sous peine de violence », rapporte Le Parisien. Et si au cours de leurs opérations quotidiennes, il leurs arrivait de croiser le chemin des policiers, la réplique était toujours la même : elles s’appellent Hamidovic, sont mineures et appartiennent à la communauté « rom ». Selon une estimation des enquêteurs de la Brigade de Protection des Mineurs, le clan aurait généré près de 1.3 M d’euros de bénéfices en 2009, tandis que le réseau a été finalement démantelé en 2010.
Féhim Hamidovic, le parrain d’une famille bien organisée
Féhim Hamidovic, un Bosniaque de 60 ans est soupçonné d’être le penseur et le chef présumé du réseau. A la barre, on retrouve à ses côtés sa femme et trois de ses fils, eux aussi accusés de « traite d’êtres humains », « association de malfaiteurs » et « vols en réunion ». Mais l’homme rejette toutes accusations et se dit « victime d’un règlement de comptes orchestré par un de ses proches parents, surnommé Elvis » indique Le Parisien. Son avocat, Me Cohen-Sabban précise que « peu de personnes assurent l’avoir vu agir directement dans la gestion de ce réseau ». Comme le précise Le Parisien, Féhim Hamidovic, déjà condamné en 2007 en Autriche pour des faits similaires, sera fixé sur son sort à l’issue de 3 semaines de débats.



