Les étudiants ne sont pas contents. Et ils le font savoir. En quelques heures le mouvement #OccupyCROUS lancé sur le réseau social Twitter a réuni plusieurs milliers d’étudiants internautes. Ils y détaillent leurs conditions de vie. Souvent difficiles. Parfois misérables. Parfois humoristiques. Le mouvement a pris en quelques heures une telle ampleur que le hashtag figure déjà parmi les plus populaire du réseau social.
Une situation d’indignation que dit comprendre le secrétaire national du Parti socialiste en charge de la recherche et de l’université. Sur son blog, Bertrand Monthubert explique « que la situation des étudiants s’aggrave en permanence, avec des bourses qui ne permettent pas de vivre la plupart du temps, et un nombre de boursiers beaucoup trop restreint. Résultat : la pauvreté (dont on a parlé récemment avec le rapport du Secours Catholique), les petits boulots qui empêchent de réussir ses études, et la reproduction sociale »
Quelques perles piochées parmi les témoignages des étudiants : « Tu es etudiant Francais? Tu vis donc au même niveau qu’un Grec en ce temps de crise » ; « N’avoir reçu la bourse qu’en octobre/novembre alors que les plus grosses dépenses arrivent en septembre » ; « Prendre un gros petit déjeuner parce que tu sais que tu vas pas pouvoir manger à midi » ;
© B-Decencière – Fotolia.com


