« L’industrie du disque dur sous l’eau » ou encore « Le disque dur boit la tasse », beaucoup de médias commentent cette crise informatique qui inquiète de plus en plus fabricants et consommateurs. Décryptage.
Les récentes inondations en Thaïlande, qui ont fait 562 morts en 3 mois selon le dernier bilan officiel, ont un impact important dans le domaine de l’industrie. En effet, selon le Parisien, un peu moins de la moitié de la production de disques durs vient de ce pays, ce qui en fait le deuxième exportateur mondial. Un quart de la production mondiale serait affectée, 14000 usines ayant été endommagées par le sinistre. Une étude d’IHS Suppli, relayée par 20 minutes, indique que les prix vont subir une augmentation d’au moins 100%. Des ruptures de stocks seraient a attendre pour Noël, selon La Tribune. Une dépêche AFP annonce que dans de telles conditions, une pénurie de disques durs serait même à craindre dans les prochains mois.
Le Nouvel Observateur met le doigt sur le fait que cette crise pourrait dépasser les frontières du marché du disque dur et avoir un impact important sur celui des PC portables. La crise est telle qu’il n’y aura pas assez de disques durs pour combler la demande. Une forte augmentation des prix semble alors inévitable. L’effet commence à se faire ressentir, un disque dur d’1 To se vendant désormais en moyenne à 150€ contre 49 une semaine plus tôt. L’hebdomadaire conseille même à ses lecteurs d’acheter un PC au plus vite s’ils ont le projet d’en acquérir un. Avec le temps, le choix diminuera et l’acheteur devra faire des concessions sur le prix ou l’efficacité du produit.
De plus, la sortie de crise semble être encore loin, la plupart des usines thaïlandaises ayant encore les pieds dans l’eau à l’heure actuelle.


