Sans surprise, les première réactions syndicales aux annonces de Sarkozy et Fillon sont mauvaises. Pour la CFDT, la secrétaire nationale Véronique Descacq a accusé le gouvernement « d’instrumentaliser la fraude et punir les malades ».
Pour la CFDT « Après la taxe sur les complémentaires santés, les ponctions sur le budget de l’assurance maladie, les ponctions sur les allocations familiales et les allocations logement… le gouvernement s’en prend directement aux salariés malades sous couvert de lutte contre la fraude ».
Si la syndicat est d’accord pour « pourchasser et punir la fraude dans un système de solidarité. Pour autant, il est inacceptable de désigner les salariés en arrêt maladie comme responsables des déficits de la Sécurité sociale (les indemnités journalières représentent 2,5% du budget de la Sécurité sociale). »
« Il est plus inacceptable encore de désigner tous les salariés comme des fraudeurs potentiels et d’envisager de les sanctionner tous au travers de la mise en place de jours de carence supplémentaires. Si la fraude existe, elle doit être recherchée là où elle se trouve : dans le travail non déclaré (9 à 15 milliards d’euros), ainsi que chez les praticiens complaisants qui déshonorent leur profession » a encore souligné la porte parole de François Chérèque.
Pour l’heure nul appel à manifestation n’a été lancé mais du côté de la CFDT où l’ on constate « qu’ il est inadmissible d’utiliser les malades comme bouc-émissaire quand on refuse de remettre en cause les exonérations sur les heures supplémentaires (4 milliards d’euros) et qu’on laisse prospérer des paradis fiscaux qui détournent des dizaines de milliards d’euros à l’échelle de la France« .
La CFDT s’indigne, « qu’au cœur de cette crise, le gouvernement choisisse le populisme et la dénonciation calomnieuse plutôt que la solidarité et la cohésion sociale et « demande le retrait immédiat des mesures qui s’en prennent à la santé de nos concitoyens : la taxe sur les complémentaires-santé (en débat au parlement), la création de nouveaux jours de carence (envisagée par le gouvernement)« .
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Il y a au moins une réflexion à retenir, pendant que l’Etat laisse des milliards d’euros s’évader vers les paradis fiscaux, il s’occupe comme il peut. Taper sur les petits, les malades, les handicapés, les travailleurs de l’ombre, c’est quand même beaucoup plus facile !
Comme disait un vieux slogan : c’est facile, c’est pas cher et ça peut rapporter gros (enfin presque, un peu gros quoi)