Impulsé en 1987 par Coluche et Jacques Delors, le Programme Européen d’Aide aux plus Démunis (PEAD) fournit environ un tiers des denrées distribuées en France au titre de l’aide alimentaire aux populations confrontées à la précarité et à l’exclusion. Depuis l’annonce par la Commission Européenne, le 20 juin dernier, d’une réduction drastique du budget du PEAD de 500 millions d’euros en 2011 à 113 millions en 2012, les députés socialistes français n’ont cessé de dénoncer l’injustice d’une telle décision indique aujourd’hui le député européen Kader Arif.
La réunion du Conseil Agriculture et Pêche qui s’est tenue aujourd’hui sur l’avenir du programme a de nouveau abouti à un échec. Pour Kader Arif, député européen socialiste de la circonscription Sud-Ouest, « la position adoptée par l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Suède, le Danemark, les Pays-Bas et la République tchèque, qui à eux six constituent une minorité de blocage, est profondément inacceptable car elle prend en otage l’ensemble des pays européens qui ont besoin de ce programme. »
« Face à un dispositif vital pour des millions d’Européens en situation de précarité, l’attitude de ces pays constitue un manquement grave au devoir de solidarité au sein de l’Union. » a t il poursuivi via un communiqué de presse.
Dans un courrier adressé aujourd’hui à Bruno Le Maire, et cosigné par plusieurs autres députés socialistes français, Kader Arif demande le maintien du financement du PEAD en 2012 et la recherche d’un financement pérenne et au moins équivalent aux niveaux actuels pour la période post 2013.
« Les discussions étant suspendues jusqu’à la prochaine réunion en octobre, j’appelle M. Le Maire à faire tout ce qui est en son pouvoir pour proposer une solution et lever ce blocage, il en va de sa responsabilité envers les plus démunis et les associations qui leur viennent en aide« , a conclu le député européen Kader Arif.
Photo CC-BY-SA-2.5/Guillaume Paumier


