Accusé de tentative de viol, d’agression sexuelle et de séquestration, Dominique Strauss Kahn, arrêté dans la nuit de samedi à dimanche va peut être vivre les deux plus importantes journées de sa vie. Jeudi, le directeur démissionnaire du Fond Monétaire International saura s’il est ou non maintenu en prison. Vendredi, DSK, longtemps favori pour l’élection présidentielle de 2012 en France saura si son cas donne lieu à procès, ou non. Les avocats de Dominique Strauss Kahn vont d’abord faire valoir de nombreuses garanties pour que ce dernier soit libéré sous contrôle judiciaire. Un important dépôt de garantie -la somme d’un million de dollars est évoquée- le port d’un bracelet de surveillance électronique et un contrôle judiciaire strict sera invoqué pour faire oublier le fâcheux précédent Roman Polansky, du nom du génial réalisateur franco polonais accusé d’acte sexuel sur mineure qui avait fui des Etats Unis aussitôt libéré.
Vendredi, un grand jury devrait décider si les faits présentés par le procureur, peuvent ou non donner lieu à poursuites et éventuel procès. L’accusation devrait faire valoir de nombreux faits d’ores et déjà présentés par la presse : la parole de la victime présumée, les analyses scientifiques et l’attitude de Dominique Strauss Kahn accusé d’avoir tenté une fuite des Etats Unis et, accusé par le bureau du procureur de New York en charge du dossier, d’être impliqué dans un cas similaire.
La défense, qui a d’ores et déjà annoncé sa volonté de plaider non coupable, pourrait faire valoir un certain nombre d’incohérences révélées, là aussi par la presse française ou américaine : l’emploi du temps des uns et des autres, l’analyse des systèmes de l’hôtel et la parole de l’employée. La présence ou non d’un autre employé de l’hôtel, un nouveau témoin, présent dans la chambre de DSK au moment des faits pourrait également donner lieu à discussion.
Photo Toulouse7.com : Dominique Strauss Kahn entouré de ses deux avocats


