Les morsures de serpent auraient tué 100 000 personnes en 2009

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié mardi de nouvelles directives sur le traitement des morsures de serpents, qui tuent chaque année au moins 100.000 personnes, insistant sur le besoin d’anti-venins sûrs et efficaces.

5 millions de personnes sont mordues chaque année

L’OMS a également lancé un site web avec des détails sur les endroits où les serpents venimeux se trouvent, à quoi ils ressemblent et quels sont les anti-venins appropriés et où on peut les obtenir.

« Beaucoup de pays n’ont pas accès aux anti-venins dont ils ont besoin. D’autres utilisent des anti-venins qui n’ont jamais été testés. Aussi souvent quand les gens sont mordus, ils ne peuvent pas obtenir le traitement dont ils ont besoin », a dit la Sous-directrice générale de l’OMS, Carissa Etienne. « Ces nouveaux outils aideront à y mettre fin. »

On estime que 5 millions de personnes sont mordues chaque année, entraînant 2,5 millions d’infections, au moins 100.000 morts et environ trois fois plus d’amputations et d’infirmités permanentes. Les morsures par des serpents venimeux peuvent causer une paralysie entraînant des problèmes respiratoires, des hémorragies, et des défaillances rénales.

La plupart des victimes sont des femmes, des enfants et des agriculteurs vivant dans des communautés rurales pauvres, où les systèmes de santé ne sont pas bien équipés et les ressources médicales limitées.

Selon l’OMS, les pays aujourd’hui sont confrontés à une pénurie mondiale d’anti-venins sûrs et efficaces. Cela est dû à une série de facteurs : un manque de données sur le nombre et le type de morsures de serpents, des difficultés à estimer les besoins, et des politiques de distribution déficientes. Cela a contribué au fait que les fabricants ont arrêté la production ou augmenté les prix des anti-venins. Une faible réglementation et la mise en vente d’anti-venins inadéquats ont entraîné une perte de confiance chez les praticiens, les responsables de santé publique et les patients.

C’est pourquoi, l’OMS estime qu’une collaboration internationale est nécessaire. Elle appelle les régulateurs, les producteurs, les chercheurs, les praticiens, les autorités nationales et régionales de santé, les organisations internationales et les organisations communautaires à travailler ensemble pour améliorer l’existence de données épidémiologiques fiables sur les morsures de serpents, la règlementation sur les anti-venins et les politiques de distribution.

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