L’intervention de Nicolas Sarkozy au lendemain d’un sommet européen consacré à la crise de la dette a été marquée par un grand nombre d’attaques contre les socialistes. S’il refuse pour l’heure de se déclarer candidat à sa succession, Nicolas Sarkozy a cependant tracé les axes de sa future campagne.
Dans un argumentaire assez étonnant, le chef de l’Etat, au pouvoir depuis de nombreuses années a systématiquement chargé les responsables socialistes. Nicolas Sarkozy a accusé les gouvernements Jospin et le président Mitterrand d’être, en quelque sorte, à l’origine de la crise européenne. Statistiquement, responsable politique ayant participé aux plus fortes hausses du déficit public de la France, Nicolas Sarkozy s’est présenté, non en élu responsable mais en protecteur.
Rapidement dans son intervention, Nicolas Sarkozy a fustigé l’entrée de la Grèce dans la zone Euro. Une décision prise selon lui en 2001 sans que les conditions aient été réunies. Visés dans cette explication, le gouvernement Jospin mais aussi le président Jacques Chirac. La principale avancée sociale du gouvernement Jospin, le passage aux 35heures a été, à plusieurs reprises, pointée du doigt. Tout comme la réforme des retraites version Mitterrand.
3e axe d’attaque d’un Nicolas Sarkozy en campagne : le programme socialiste pour les élections présidentielles de 2012. Sarkozy a vivement critiqué le plan d’embauche dans l’éducation nationale présenté par François Hollande.