Présidé par Nicolas Sarkozy, le G8 qui se réunira les 26 et 27 mai à Deauville. Pour le parti socialiste ce sommet « doit déboucher sur des résultats concrets et ne pas se réduire, comme les précédents, à une simple photo de chefs d’Etats sans réelles décisions ». Dans un communiqué, la rue de Solférino a souhaité des décisions fortes pour les révolutionnaires arabes. « Le Parti socialiste attend du G8 des décisions fortes : un plan de soutien ambitieux à l’égard de la Tunisie et de l’Egypte doit être décidé. Ce plan doit, en particulier, se fixer deux objectifs : l’aide à la mise en œuvre des institutions démocratiques et la relance économique ».
Dans cette prise de position, le Parti socialiste tacle une nouvelle fois Nicolas Sarkozy sur le thème de l’internet. « Sur l’autre sujet à l’ordre du jour – internet – le Président de la République s’est signalé par une vision particulièrement rétrograde. Le Président de la République a toujours présenté internet comme un risque et non comme un vecteur de liberté – ce qu’il est aujourd’hui dans tous les pays où les peuples luttent pour se libérer. L’ensemble de sa politique – en passant par les lois DADVSI, HADOPI et LOPPSI – a toujours consisté à vouloir restreindre la liberté sur la toile. La réunion aujourd’hui de l’e-G8 n’est donc qu’un écran de fumée qui ne masque pas l’archaïsme des positions défendues par le gouvernement français » indique aujourd’hui le PS.
S’agissant de la crise financière le parti de Martine Aubry « demande que l’on passe de la parole aux actes dans la lutte contre les paradis fiscaux, l’encadrement des pratiques financières et des fonds spéculatifs, l’instauration d’une taxation des transactions financières internationales ».
Enfin le Parti socialiste demande que le G8 ouvre le chantier « de la création d’un organe international de régulation et de contrôle de sûreté des installations nucléaires ». La rue de Solférino réclame également que le cahier des charges des tests de résistance sur les centrales nucléaires soit exigeant et exhaustif. « ils doivent intégrer les risques liés à des facteurs humains (crash aérien, cyber-attaque, attentat…) comme le demande la Commission européenne » indique le PS.
Photo CC/www.kremlin.ru


