Plus de 300 000 personnes ont fui les combats dans l’ouest du Yémen, presque toutes au cours des deux derniers mois, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Dans la ville de Taëz à une vingtaine de kilomètre du détroit de Bab Al Mandab qui relie mer Rouge au canal de Suez , désormais coupée de tout approvisionnement, les prix s’envolent, les hôpitaux menacent de fermer et le choléra progresse.
Une nouvelle catastrophe humanitaire est en cours au Yémen, un pays déjà ravagé par plus d’une décennie de guerre civile. À Taëz, troisième ville yéménite dans le Sud-Ouest, les routes sont fermées, les marchandises ne passent plus et les hôpitaux commencent à manquer de tout. Les combats qui encerclent la ville ont fait tripler, voire quintupler, le prix des produits de première nécessité. Pour les habitants qui n’ont pas fui, se nourrir devient un luxe. Se soigner, un parcours d’obstacles.
Plus de 10% de la population du Yémen réfugiée
L’alerte, lancée dimanche par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), donne la mesure d’une crise qui s’aggrave rapidement. Plus de 300 000 personnes ont été contraintes de quitter leur foyer dans l’ouest du pays, presque toutes depuis le début septembre. Un nouvel exode qui vient grossir les rangs des 5,2 millions de personnes déjà déplacées dans ce pays d’environ 42 millions d’habitants.
L’escalade entre les rebelles houthistes, soutenus par l’Iran, et le gouvernement internationalement reconnu basé à Aden, dans le Sud-Ouest, a débuté au mois de septembre, mettant fin au calme relatif instauré par une trêve en 2022.


