Après Paris, Lyon ou une partie de l’agglomération lilloise, un couvre feu vient d’être annoncé par la préfecture de Haute Garonne pour Toulouse. Cette mesure attentatoire aux libertés publiques, à celle d’aller et venir librement sur le territoire de la République, intervient après les événements du 17 octobre dernier et les nombreux pillages et affrontements entre membres de l’ultra gauche et les forces de l’ordre. La mesure avait été suggérée par le président de la République Emmanuel Macron lors de son intervention télévisée dimanche soir et annoncée par son premier ministre Sébastien Lecornu le lendemain. Rapidement, plusieurs préfets l’ont décidé à Lyon, Paris ou dans le nord de la France.
Un couvre feu à Toulouse, c’était une quasi certitude tant la journée du samedi 17 octobre a été dramatique pour de nombreux commerçants du centre ville de Toulouse dont les boutiques ont été pillées. Les affrontements entre membres de l’ultra gauche et forces de l’ordre a provoqué d’importants dégâts estimés à plusieurs centaines de milliers d’euros. La décision préfectorale assez stricte mais curieusement très limitée dans l’espace peut être contestée en justice.
Un couvre feu qui n’est pas limité aux mineurs mais à tous les citoyens dans l’hypercentre de Toulouse

Ainsi, justifié par un risque manifeste de trouble à l’ordre public, ce couvre-feu, strictement limité « au cœur de nuit » selon les termes de la préfecture, à un périmètre restreint de l’hypercentre, est instauré de 23h59 à 5h, à compter du jeudi 22 octobre 2026 jusqu’au dimanche 25 octobre.
Le périmètre de cette interdiction de circuler touche l’hypercentre de Toulouse : dans un périmètre délimité par les voies suivantes, celles-ci étant incluses : rue de Rémusat ; place du Capitole ; rue Saint-Rome ; rue des Changes ; place Esquirol et rue d’Alsace-Lorraine.
Il est à noter que ce couvre feu ne concerne ni la rive sud ouest de la Garonne ni les allées Jean Jaurès et surtout n’est pas limité aux mineurs comme ce fut le cas pour les premiers couvre feux annoncés.
Par dérogation, cette interdiction ne s’applique pas aux :
• déplacements nécessaires pour rejoindre ou quitter son domicile, son lieu de résidence
temporaire, son lieu d’hébergement y compris hôtelier et son lieu de travail. Les personnes
concernées par ce périmètre sont invitées à justifier de leur domiciliation personnelle ou
professionnelle, par tout moyen, sur un support papier ou numérique ;
• déplacements pour motif de santé impérieux, notamment pour recevoir des soins, se
procurer des médicaments ou faire face à une urgence médicale ou vétérinaire ;
• déplacements des agents publics et des personnes participant à une mission de service
public ou d’intérêt général, notamment dans les domaines de la sécurité, des secours, de
la santé, des transports, de la propreté et des réseaux essentiels.


