Partout en France, la grève des Lycées a pris une tournure violente qui amoindrit les revendications des lycéens. Si des étudiants sont entrés en lutte, la journée de jeudi a été émaillée de nombreuses violences. Et plusieurs établissements toulousains vont suspendre leurs cours en présentiel ce vendredi. Ce qu’il faut retenir de ce jeudi 1er octobre à Toulouse.
Au total, 57 interpellations ont eu lieu dans le département, dont 56 ont conduit à des gardes à
vue. Des plaintes seront déposées pour que chaque violence et chaque dégradation donne lieu à poursuite.
Le mouvement de blocages des Lycées a réuni plus de 3000 adolescents à Toulouse principalement indiquent la préfecture et le rectorat. Conséquence : Les blocages constatés ont été levés au cours de la journée. Plusieurs établissements ont été évacués ou confinés afin d’assurer la protection des élèves et des personnels détaillent les autorités.
Des élèves, des personnels de l’éducation nationale et des policiers blessés à Toulouse
Ces violences ont d’abord visé des personnes. Au total, 13 élèves ont été blessés, sans gravité, dont plusieurs pris à partie par des manifestants parce qu’ils essayaient d’éteindre un incendie. En outre, 2 personnels de l’Éducation nationale ont été légèrement blessés par des jets de projectiles selon le bilan dressé jeudi après midi par la préfecture de Haute Garonne.
20 membres des effectifs de la police nationale et de la gendarmerie nationale ont été blessés, alors qu’ils intervenaient pour mettre fin aux troubles à l’ordre public. À Toulouse, 3 équipages de sapeurs-pompiers mobilisés pour l’extinction des incendies ont étéciblés par des jets de projectiles.
Des dégradations et destructions qui pourraient coûter des centaines de milliers d’euros
Toujours selon la préfecture, ces actions violentes ont aussi entraîné de nombreuses dégradations de biens, tant au sein des établissements scolaires (destruction partielle de la loge au sein de deux lycées, endommagement de portails, incendies) que sur la voie publique (destruction de mobiliers urbains, dont près d’une trentaine d’abribus, incendies de poubelles et de pneus, bris de vitrine de deux commerces).
Le réseau de transports en commun de la métropole (tram, bus et métro) a également été fortement impacté par ces manifestations.


