Les délais de dépôt des offres de reprise de l’usine Fibre Excellence de St-Gaudens arrivent à échéance. Malgré l’absence de réponse de l’Etat sur le projet de nationalisation temporaire ou d’intervention via opération de haut de bilan. Le projet de reprise de l’activité porté par la Région Occitanie avec le soutien des salarié·es en lutte et de la CGT, est justement en cours de finalisation ont souligné tour à tour la présidente du Conseil régional Carole Delga et le président du Conseil départemental de la Haute Garonne Sébastien Vincini. « Mais du temps est encore nécessaire pour achever ce travail et réunir toutes les conditions pour mener à bien le processus de reprise » rappelle la CGT.
L’Etat dispose pour cela des instruments financiers nécessaires au premier rang desquels la BPI et la CDC. Le coût d’une liquidation pour les finances publiques serait bien supérieur à celui d’un soutien transitoire pour dégager une solution industrielle
Vu les délais contraints fixés par le Tribunal de commerce de Toulouse, seul l’Etat est en situation aujourd’hui d’empêcher la liquidation. Cela passe par une nationalisation temporaire concrétisée par une entrée au capital et un apport de trésorerie via un prêt estiment les acteurs de ce dossier hautement important dans le sud de la Haute Garonne.
Fibre Excellence, un enjeu social et stratégique
La disparition de Fibre Excellence aurait des conséquences dramatiques pour les 270 salariés, leurs familles, les sous-traitants et l’ensemble des territoires concernés. Ce sont des milliers d’emplois directs et indirects qui sont menacés. la filière bois-papier-carton représente un enjeu stratégique pour notre pays, tant du point de vue industriel qu’environnemental. Fibre excellence est en effet la dernière usine de pâte à papier de France.


