Face à l’essor rapide de systèmes d’armes dotés d’une autonomie croissante, l’ONU appelle les États à agir sans tarder pour que les progrès technologiques ne prennent pas de vitesse le droit international humanitaire. À Genève, la Haute-Représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement, Izumi Nakamitsu, a exhorté lundi la communauté internationale à accélérer ses efforts pour encadrer les systèmes d’armes autonomes létales.
« Il est temps d’agir. » Dans un message vidéo diffusé à l’ouverture de la deuxième session du Groupe d’experts gouvernementaux sur les technologies émergentes dans le domaine des systèmes d’armes autonomes létales, Mme Nakamitsu a souligné l’urgence de préserver la capacité des États à contrôler l’utilisation de ces technologies.
La responsable onusienne a notamment insisté sur la nécessité de veiller à ce que les avancées technologiques ne devancent pas les protections prévues par le droit international humanitaire.
Réunis à Genève jusqu’au 4 septembre sous la présidence de l’ambassadeur néerlandais Robert in den Bosch, les États doivent poursuivre leurs discussions sur de nouvelles pistes pour encadrer le développement et l’utilisation de ces systèmes. Le rapport qui sera présenté lors de la septième Conférence d’examen de la Convention sur certaines armes classiques, en novembre, constituera une étape déterminante.


