L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) est devenue lundi la plus meurtrière de l’histoire du pays, a confirmé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). En trois mois, elle a déjà fait 2.325 morts sur 4.945 cas confirmés, dépassant le bilan de la précédente flambée, en 2018-2020 dans l’est du pays, qui avait tué 2.299 personnes sur 3.381 cas.
L’épidémie de 2018-2020 dans l’est de la RDC était considérée jusqu’alors comme la plus meurtrière de l’histoire du pays.
Aucun vaccin ni traitement spécifique pour lutter contre ce variant du virus Ebola
Selon l’OMS, la flambée actuelle est « la plus importante » que ce pays de la région des Grands Lacs n’ait « jamais connue », le nombre de nouveaux cas « doublant chaque semaine dans certaines zones particulièrement touchées ».
Si 730 patients sont en isolement ou hospitalisés, 1.040 personnes ont été guéries dont une trentaine de patients au cours des dernières 24 heures. Le suivi des contacts atteint désormais 85 %.
Aucun vaccin ni traitement spécifique n’est pour l’instant disponible pour le variant Bundibugyo en cause dans l’épidémie. Toutefois, plusieurs vaccins sont à l’essai contre la souche du virus actuel.
En attendant, l’épidémie reste « la plus rapide jamais enregistrée » et « tue une personne toutes les 30 minutes », a alerté vendredi le chef des affaires humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher.
Il a appelé à une mobilisation internationale renforcée pour empêcher le virus de prendre davantage d’avance sur la réponse humanitaire.


