Des experts indépendants des Nations Unies ont dénoncé mardi le « règne de la terreur » imposé par le M23 dans l‘est de la République démocratique du Congo (RDC), estimant que le groupe armé recourt à la torture, notamment sexuelle, aux détentions arbitraires et à d’autres violences contre les civils pour contrôler la population des territoires qu’il occupe.
le M23 soutenu par le Rwanda
Ils ont appelé les États et les Nations Unies à soutenir la relance de l’accord de cessez-le-feu conclu en décembre entre le gouvernement congolais et le M23, soutenu par le Rwanda.
« Les viols, les viols collectifs, les agressions d’une violence extrême et les assassinats de civils constituent une caractéristique récurrente du mode opératoire du M23 », ont déclaré ces experts* dans un communiqué de presse conjoint. « Si ces crimes ne sont pas l’apanage du M23, le nombre de personnes touchées est effarant et cette situation doit cesser. »
Motifs illégaux de détention décidés par le M23
Les informations disponibles montrent que ces arrestations et détentions arbitraires reposent sur un large éventail de motifs illégaux, notamment des allégations de collaboration avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ou les groupes Wazalendo, le refus de se soumettre au travail communautaire obligatoire, ou de simples soupçons d’activité criminelle. Des cas d’enlèvements, d’incendies criminels et de chantage ont également été signalés.




