
La Commission d’enquête de l’ONU sur le Burundi a dénoncé la persistance des violations des droits de l’homme dans ce pays, lors de la présentation de son rapport devant le Conseil des droits de l’homme jeudi à Genève.
tortures, violences sexuelles, enlèvements ou assassinats
Ces abus ont été perpétrés, selon les enquêteurs onusiens, dans un climat de peur généralisé et les violations ont été entretenues par des discours de haine prononcés par certaines autorités de l’État, des membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure. Plusieurs victimes de torture par la police ou le service national de renseignement ont rapporté à la Commission que les sévices endurés étaient accompagnés d’insultes à caractère ethnique. Ces violations incluent des exécutions extra-judiciaires, des actes de torture et autres traitements inhumains et dégradants, des violences sexuelles et basées sur le genre, des arrestations et détentions arbitraires et des disparitions forcées, souvent accompagnées de demandes de rançons importantes aux familles contre des promesses de libération de détenus ou pour retrouver les personnes disparues.
Bon nombre de ces violations ont été commises par des agents du Service national de renseignement et de la police, parfois secondés par des membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir – les Imbonerakure.




