Lionel Jospin est mort à l’âge de 88 ans annonce sa famille
Longtemps élu de la Haute Garonne dans la canton de Cintegabelle, l’ancien premier ministre, artisan de la gauche plurielle, figure centrale de la gauche pendant plusieurs décennies, Lionel Jospin est décédé ce lundi 23 mars 2026 quelques heures après un second tour d’élections municipales. Son parcours (avec Wikipedia) :
Lionel Jospin, né le 12 juillet 1937 à Meudon (Seine-et-Oise, aujourd’hui Hauts-de-Seine) et mort le 23 mars 2026, est un homme d’État français. Figure du Parti socialiste (PS), il est Premier ministre du 2 juin 1997 au 6 mai 2002.
Après avoir étudié à Sciences Po Paris et à l’ENA, il mène une carrière dans la diplomatie.
Lionel Jospin premier secrétaire du PS
Membre de l’OCI trotskiste avant de rejoindre le PS, il est élu député en 1981. Il occupe les fonctions de premier secrétaire du PS jusqu’en 1988, puis celles de ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, dans les gouvernements Rocard et Cresson, entre 1988 et 1992.
Désigné candidat à l’élection présidentielle de 1995 à l’issue d’une primaire – une première de ce type sous la Cinquième République – et de deux septennats Mitterrand, il est battu par Jacques Chirac, recueillant 47,4 % des voix au second tour. Il redevient dans la foulée premier secrétaire du Parti socialiste.
Lionel Jospin candidat à l’élection présidentielle
La victoire de la gauche aux élections législatives de 1997 lui permet de devenir Premier ministre pour une troisième cohabitation. À la tête d’une « majorité plurielle » pendant cinq ans, il contribue à la mise en place des 35 heures et des emplois-jeunes. À ce jour, son gouvernement est le plus long de la Ve République.
Candidat à l’élection présidentielle de 2002, il est, à la surprise générale, éliminé dès le premier tour : avec 16,2 % des suffrages exprimés, il arrive derrière le président de la République sortant, Jacques Chirac, et le candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen. Il annonce alors son retrait de la vie politique et appelle à voter pour Jacques Chirac.
Un temps pressenti pour être le candidat du PS à l’élection présidentielle de 2007, il renonce en raison de la popularité de Ségolène Royal en vue de la primaire socialiste. Proposé après la mort de Jacques Barrot par Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, il est membre du Conseil constitutionnel de 2015 à 2019.




