Victor Wembanyama a été drafté numéro 1 en NBA avec l’énorme pression et les attentes médiatiques qui vont avec. Le nouveau pivot des Spurs est attendu au tournant pour sa première saison aux Etats-Unis.
Être numéro 1 de draft en NBA est une énorme fierté mais aussi une source de pression supplémentaire. D’autant plus quand on n’est pas américain. Victor Wembanyama, au mois de juin dernier, a été le premier choix de la classe 2023 et a réalisé son rêve en étant le premier Français à être aussi haut pour accéder à la ligue américaine. Comme un symbole, il a été choisi par les San Antonio Spurs, l’ex-franchise de Tony Parker. Avant lui, c’était Killian Hayes et son pick 7 qui avait le record, loin devant Tony Parker et son pick en fin de premier tour il y a une vingtaine d’années. Pour Wemby, tout semble naturel tant le prodige français semble créer pour arriver au très haut niveau. Du haut de ses 2 mètres 26, le natif de Nanterre veut marcher sur la plus grande ligue du Monde et il a tous les atouts pour.
En effet, contrairement aux autres géants des Etats-Unis, le Français sait tout faire avec un ballon. Dunker bien évidemment, puisqu’il a à peine besoin de sauter, mais aussi dribbler comme un meneur, shooter à trois points, faire des un contre un et bien sûr défendre. Grâce à son exceptionnelle envergure, il fait peur à tous ceux qui comptent s’aventurer dans la raquette face à lui. Pour autant, même s’il compte une vraie saison chez les Pros en Betclic Elite, Wembanyama va devoir s’acclimater à la NBA. Entre la durée du match qui est plus longue (48 minutes contre 40 en France), la densité physique et le rythme des matchs (1 match tous les 3 jours en moyenne, certains matchs en back-to-back), le corps du Tricolore va être soumis à rude épreuve et il cherche à se préparer à cette exigence durant cet été. C’est pour cette raison que les Spurs ont adapté sa préparation avec la Summer League. D’ordinaire, les joueurs draftés enchainent les matchs lors de cette ligue d’été pour se préparer à la NBA et commencer à apprendre les tactiques des coachs. Wemby, quant à lui, n’a joué que deux matchs après une saison éprouvante et les énormes demandes médias et marketing liées à son pick numéro 1. Après un premier match décevant, il a répondu à toutes les critiques en réussissant un deuxième match abouti à plus de 20 points. Cela a fini par convaincre définitivement les Américains, qui ont rarement eu autant d’attentes pour son arrivée en NBA que depuis celle de Lebron James en 2003.
Malgré l’arrivée de Wembanyama dans le roster, San Antonio ne devrait pas jouer les premiers rôles dans la ligue américaine cette année. En effet, pour obtenir le pick 1 de draft, les Spurs ont terminé au fin fond de la NBA et ne vont pas changer drastiquement cet été. Il faudra aussi du temps au Français pour s’habituer et s’affuter physiquement afin de répondre aux défis physiques des plus grands pivots de la Ligue. Si San Antonio accroche déjà les play-offs à la fin de la saison 2024, ce sera déjà un immense exploit mais même les bookmakers n’y croient pas. En effet, selon les pronostics sur la prochaine saison de la nba, la cote d’une victoire finale des Spurs est à 251, comme les Wizards, les Hornets, les Jazz, les Rockets ou les Magic. Soit les pires équipes de la NBA. Signe que les sites de paris sportifs ne l’imaginent pas une seule seconde. Mais dans les années futures, San Antonio jouera les premiers rôles, surtout si Wembanyama se développe bien !


