Semaine de mobilisations des opposants à la loi travail. Les syndicats CGT, FO et Solidaires appellent à des mobilisations et des grèves partout en France.

C’est une semaine décisive qui démarre ce mardi pour le gouvernement Valls et pour les opposants à la réforme du code du travail actuellement discutée devant le Parlement. Les syndicats CGT, FO et Sud plus l’UNEF appellent à une mobilisation accrue ce mardi à travers de nouvelles actions : manifestations mais aussi, grèves dans les transports.
La loi El Khomri passée via le fameux 49-3 à l’Assemblée nationale va désormais être étudiée par le Sénat repassé à majorité de droite. Puis une fois les débats et les votes terminés, le texte reviendra devant l’Assemblée nationale. Dans la durée de cette séquence parlementaire et avant les vacances d’été, les opposants espèrent faire plier le gouvernement Valls. Les actions vont donc se multiplier ces prochains jours.
Manifestations et violences
Problème à résoudre pour les syndicats opposés à la réforme : réussir à éviter les violences dans les cortèges. A Nantes, Rennes ou Paris, les services d’ordre sont souvent dépassés par les éléments les plus radicaux. Et les manifestations se terminent en véritable scène de guerilla urbaine entre casseurs et forces de l’ordre. Des violences qui ternissent et brouillent les messages des manifestants. Mais problème aussi pour le gouvernement qui doit faire face à une contestation de plus en plus violente. Et éviter bavures de forces de l’ordre sous tension depuis les attentats de Paris et l’instauration de l »état d’urgence en France.
syndicats réformistes
Entre opposants à la réforme du code du travail et soutiens au texte portée par Myriam El Khomri : l’opinion publique. Les syndicats réformistes, CFDT, UNSA ou CGC sont favorables à la réforme du Code du travail. Au sein du parti socialiste, les tensions sont désormais vives entre une aile gauche du parti qui a tenté de présenter une motion de censure pour faire tomber le gouvernement Valls et le reste d’un PS irrité parce que souvent cible d’attaques violentes de la part des opposants à la loi travail. A ce sujet, le nombre de dégradations de permanences d’élus ou de sièges départementaux du parti se sont multipliées. Souvent par des membres de la CGT comme à Tarbes. Des sorties violentes dénoncées à la fois par une part croissante de la population mais aussi par des opposants au texte qui s’opposent à ces actions directes.
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Philippe Martinez, nouveau leader de la CGT espère réussir ce que les syndicats, alors unis, avaient réussi en 2006 avec le CPE : remporter le rapport de force et faire plier le gouvernement de Villepin après l’adoption de la loi. D’où un durcissement des appels du syndicat « manifestations, rassemblements, grèves, interpellation des parlementaires, occupations de permanences, blocage de centres économiques« .