
A l’appel du collectif « Jour de colère » ils se sont réuni à Paris pour protester contre la hausse de la fiscalité, le chômage, la loi sur le mariage pour tous, le muselage de la liberté d’expression de Dieudonné ou « l’islamisation de la France ». Plusieurs milliers de manifestants (17 000 selon la police, 160 000 selon les organisateurs) ont battu le pavé pour dénoncer les divers sujets ayant conduit la politique du chef d’Etat François Hollande dans la tourmente ou la polémique ces derniers mois. cette protestation « anti-Hollande » ressemblait à de nombreux égards à une critique en bloc du système, assimilé à une « dictature socialiste ».
Une manifestation sur fond d’idéologie raciste
Si la grande majorité était là pour scander d’une seule voix leur frustration envers le gouvernement socialiste, il n’en est rien en revanche des divergences idéologiques qui ont surgi de part et d’autres de la foule. La manifestation a été émaillée de quelques incidents, des légers heurts aux slogans islamophobes en passant par les insultes anti-sémites de la part d’admirateurs de l’humoriste Dieudonné.
Aux alentours de 18 h 30, des affrontements ont eu lieu près des Invalides, conduisant à l’évacuation totale de la place Vauban par les CRS. Il a été procédé à au moins 250 interpellations au moment de la dispersion de la manifestation, a indiqué la police. 19 policiers ont été blessés, dont un « potentiellement gravement » après avoir reçu un pavé dans la mâchoire, selon une source policière.
Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a dénoncé des violences commises par des « individus » et des « groupes » liés à l’extrême droite. Dans une déclaration, le ministre a dit qu’il « condamne avec la plus grande fermeté les violences contre les forces de l’ordre commises par des individus, des groupes hétéroclites, de l’extrême et de l’ultra droite, dont le but n’est que de créer du désordre en n’hésitant pas à s’en prendre avec violence aux représentants des forces de l’ordre ». M. Valls a salué « le sang froid des policiers et des gendarmes et leur maîtrise devant des comportements totalement irresponsables ».




