L’Insee vient de publier les chiffres concernant l’évolution de l’activité économique au premier trimestre de cette année. Comme cela était prévisible, le résultat est décevant, comme au quatrième trimestre de l’année 2012. L’économie française est en récession.
« Cette situation atteste de l’échec de la politique d’austérité poursuivie dans l’Union européenne fondée sur l’obsession libérale de la réduction du déficit budgétaire pour donner des gages aux marchés financiers » a commenté le syndicat CGT.
« Une obsession confirmée par la commission européenne qui vient d’exiger de la France des réformes destructrices pour l’économie et le pouvoir d’achat des salariés et retraités en contrepartie du desserrement du calendrier de réduction du déficit public » ont noté les proches de Thierry Lepaon.
« Sous la pression de l’idéologie libérale, le débat se concentre sur le coût du travail sans jamais évoquer l’augmentation aberrante du coût du capital. Les dividendes versés aux actionnaires sont autant d’argent qui n’est pas investi dans la recherche, la qualification des salariés et la modernisation technologique » a t on encore estimé chez le plus puissant syndicat français.
Critique de François Hollande
« Au lieu de tirer ces enseignements et d’opérer un vrai changement au nom duquel ils ont été élus, le Président de la république et son gouvernement veulent poursuivre les politiques d’inspiration libérale : poursuivre les privatisations, restreindre les droits à la retraite, multiplier les cadeaux fiscaux aux entreprises… » a encore noté la CGT
La CGT récuse ces orientations. « Avec les salariés, les privés d’emploi et les retraités », elle revendique « un vrai changement qui mette la richesse du travail au cœur des enjeux économiques, en France comme en Europe ».
« Cela passe surtout par une hausse immédiate des salaires, des pensions et des minima sociaux, par la création d’emplois stables, par la mise en place d’une véritable sécurité sociale professionnelle » a proposé le syndicat.



