« Depuis plusieurs semaines, M. Hortefeux et quelques autres responsables de l’opposition cherchent à allumer une polémique stérile à propos de l’évolution de la délinquance » a commenté mercredi le ministre de l’intérieur Manuel Valls. « Ces « orfèvres » en statistiques, qui furent directement impliqués dans la conception et l’application de la « politique du chiffre », proclament urbi et orbi que leur départ de l’exercice du Pouvoir aurait instantanément laissé la place à une brusque augmentation de la délinquance et du niveau des violences. Cette théorie se trouve relayée ce matin dans Le Figaro par la publication de statistiques avant même l’Observatoire national indépendant chargé de cette mission » a commenté le ministre dans un communiqué.
« Qui peut croire une seconde que l’évolution des différentes formes de délinquance, qui obéit largement à de profonds déterminants de moyen ou long terme, épouse en temps réel les changements politiques ? La vérité doit être rappelée. En fixant à l’avance aux policiers et aux gendarmes des objectifs normés de baisse de la délinquance dans leur territoire d’affectation et en indexant l’évaluation personnelle des responsables, et parfois certaines de leurs primes, sur ces indicateurs, le Gouvernement précédent a favorisé certaines évolutions artificielles des chiffres ne correspondant pas à la réalité » a encore souligné Manuel Valls.
La sécurité des Français ne doit souffrir d’aucune instrumentalisation. C’est pourquoi Manuel Valls, ministre de l’intérieur, propose de réformer « l’appareil statistique pour le rendre totalement transparent. Une telle démarche ne sera pas imposée de manière discrétionnaire par le ministère de l’intérieur, mais associera le Parlement, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), les inspections générales, l’INSEE et les meilleurs experts » a t on souligné dans l’entourage de Valls place Beauvau.


