Le nouveau ministre de l’intérieur a fait aujourd’hui ses premiers pas dans hémicycle de l’Assemblée à l’occasion des questions au gouvernement. Interrogé par le député UMP Eric Ciotti sur les conséquences des révolutions au Moyen Orient, Claude Guéant a d’abord fait part de sa joie de parler devant la représentation nationale. Applaudi par les députés UMP, hué par les députés de gauche, celui qui a remplacé lundi Brice Hortefeux place Beauvau est intervenu assez rapidement avec une pointe de timidité.
S’agissant des conséquences des révolutions en Tunisie, en Egypte ou en Libye, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy a relevé deux conséquences pour la France. D’une part soutenir l’aspiration des peuples à la démocratie et d’autre part « Ne pas subir une immigration non contrôlée ». Le nouveau ministre de l’intérieur a indiqué, sans surprise que « la loi de la République sera appliquée avec fermeté » et que « Les personnes se présentant en situation irrégulière seront refoulées. »
Secrétaire général de l’Élysée du 16 mai 2007, jour de l’investiture de Nicolas Sarkozy, à sa nomination au poste de ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration le 27 février 2011, Claude Guéant a fait sa carrière dans la préfectorale et le cabinet ministériel de Charles Pasqua.